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Journée de printemps de l'Association française des psychiatres d’exercice privé (AFPEP)

« Le monde bouge, il nous bouscule et bouscule les adolescent(e)s qui en sont les témoins, les acteurs-trices, parfois les otages et victimes. Il suffit d’un rien pour que la vie d’un(e) ado bascule : une rupture sentimentale, une recherche d’identité troublée par des situations existentielles difficiles, un mal-être, une mauvaise rencontre…

De nouvelles formes de violences se développent chez les ados, notamment à travers les réseaux sociaux qui banalisent ces actions et peuvent conduire les victimes au suicide. La mise en scène de soi, de sa souffrance, peut conduire à des actions irrémédiables, tels ces autodestructions en direct qui font le buzz.

Dans une société en mutation frénétique, l’adolescent(e) peine à trouver sa place et son projet de vie ; il-elle tente maladroitement d’exprimer son malaise et ses attentes. Pris(e) dans des contradictions anxiogènes, il-elle tente de se frayer un chemin dans une société complexe dont il-elle n’a pas toujours les codes d’accès. L’accroissement des addictions de tous ordres, des conduites extrêmes, la dérive délinquante, l’engagement terroriste ont mis en exergue ce désarroi et la quête d’identification qui peut s’égarer dans l’illusion de toute-puissance, d’héroïsation et de destructivité aux accents suicidaires.

Quoi faire, comment faire face à ces risques ? Qui doit s’en charger et qui fait quoi ? Parent, milieu scolaire, ados entre eux, psychiatre, psychologue, éducateur-trice, forces de sécurité, chacun doit tenir son rôle sans confusion et dans le respect de l’ado, afin de comprendre, de cadrer, de soigner plutôt que stigmatiser l’ado dans son comportement déviant. Cette attention permet d’anticiper la phase critique du passage à l’acte, de limiter sa brutalité et son imprévisibilité.

Mais ne dramatisons pas, nombreux-ses sont les ados qui vont bien et l’adolescence reste un passage délicat qui oblige à franchir des épreuves, et donc des dangers. Si on constate que les ados sont de plus en plus nombreux-ses à être en souffrance, c’est probablement qu’ils-elles osent le dire, faire appel et consulter des psys, parfois de leur propre chef.

Comment le psy peut agir pour les accompagner dans ce parcours d’obstacles et parfois d’errance, pour qu’ils-elles prennent une consistance existentielle ? N’oublions pas que la période adolescente est aussi riche d’un potentiel créatif qu’il faut révéler et valoriser. »

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Contact : 01 43 46 25 55 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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